Compte-rendu de l’Atelier tenu dans le cadre des Etés TIC 2007 à Rennes
La gestion des connaissances, tant en interne qu’en externe, est un enjeu pour toute structure à cause de l’environnement socio-économique mouvant mais aussi de la masse d’informations de plus en plus riche et de moins en moins homogène. Certains outils du Web 2.0 ont des fonctionnalités permettant cela et sont moins chers que d’autres présents sur le marché. Richard Collin, Président de ICCE et Vice Président AFNET, met en avant le fait que 60% des actifs travaillent dans l’immatériel et que l’enjeu actuel repose sur l’innovation – de service et non de produit.
Le Web 2.0 en permettant à chacun de créer du contenu et donc de mieux s’approprier les outils rend le rapport aux autres essentiel mais, pour que cela fonctionne, il est impératif de cultiver un culture de confiance. Confiance au sein de l’entreprise mais aussi en externe qui se heurte à certains freins, notamment ceux posés par les DSI. Les outils Web 2.0 permettent de les contourner en étant plus facilement accessibles, ils peuvent ainsi perdre leur pouvoir technique. Aujourd’hui, dans 80% des cas, ce sont les directions opérationnelles qui mettent en place des outils 2.0. Les discours actuels sur les problématiques de confidentialité et de sécurité ne font qu’alimenter les conflits possibles. La confiance est la bande passante de la connaissance selon Richard Collin, les objectifs recherchés sont de plus en plus la rapidité et tout frein peut engendrer des retards de développement.
Créer de la valeur ne suffit plus, pour progresser l’entreprise, mais aussi toute structure humaine, a besoin de créer de nouveaux systèmes de valeurs en partageant les informations. Les salariés d’avant disparaissent pour laisser place aux « intra preneurs » : il faut s’appuyer sur les personnes, chacun pouvant créer, personnaliser, enrichir des informations. Les blogs, wikis, réseaux sociaux qui se mettent en place permettent à la fois une veille, un échange d’idées, tout ceci dans un esprit de liberté. Le knowledge management 2.0 selon Mathieu Collet, Consultant SQLI, repose sur trois principes : il faut assembler l’information, la distribuer mais surtout l’organiser. Différents outils permettent de mettre en place de tels principes : pour la mise en place de bookmark qui simplifient la veille en classant les sites d’informations, nous pouvons citer Connotea, CiteULike et Delicious ; pour instaurer des principes collaboratifs, il existe des outils tels Yoono ou Wikiasari qui sont deux moteurs de recherche collaboratifs. Enfin, en termes de diffusion d’actualités, Wikio et Digg permettent aux utilisateurs de donner leurs avis sur les données.
Actuellement, ceux sont plus les petites entreprises qui s’organisent autour du Web 2.0, les grandes étant souvent bloqués par leur grosseur. Toutefois, c’est comme souvent la personnalité et la volonté des dirigeants, ou des élus dans les collectivités, qui entraîne la mise en place ou non d’innovations en terme d’usages. On remarque toutefois que les managers sont de plus en plus des intermédiaires entre les salariés et non plus de purs dirigeants : l’enjeu étant avant tout la collaboration et le partage. Les managers doivent anticiper sur les innovations et repérer les pratiques et idées des salariés car c’est avant tout eux qui proposent et engendre la progression de l’entreprise. Le retour sur investissement de ces nouvelles pratiques est complexe à mesurer, ils ne sont pas non plus toujours reproductibles, étant donné que le contexte évolue en permanence et diffère d’un lieu à l’autre.
Source : ARTESI